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19 mars 2016

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L'UE et la Turquie ont conclu le 18 mars 2016 un accord pour mettre un coup d'arrêt à l'afflux de migrants vers l'Europe. Aux dires des spécialistes, sa mise en œuvre promet d'être d'une grande complexité. Reste à savoir aussi si le texte est légal… La mesure phare, «temporaire et extraordinaire», du texte prévoit le renvoi vers la Turquie de tous les nouveaux migrants qui arriveront à partir du 20 mars sur les îles grecques. Y compris les demandeurs d'asile, notamment les Syriens fuyant la guerre. (...)
Pour chaque Syrien renvoyé, les Européens se sont engagés à «réinstaller» dans l'UE un autre Syrien depuis la Turquie. Ce dispositif sera plafonné à 72.000 places offertes en Europe. Ces renvois «commenceront à partir du 4 avril», a assuré la chancelière Allemande, Angela Merkel, qui a joué un rôle clé dans la genèse de l'accord.
           
Quoi en échange ?
En échange, les Européens ont accepté d'accélérer le processus de libéralisation des visas pour les ressortissants turcs. Tout en affirmant qu'ils ne transigeraient pas sur les critères à remplir. Ils ont surmonté les fortes réserves de Chypre pour promettre à Ankara d'ouvrir un nouveau chapitre (sur les finances et le budget) dans ses négociations d'adhésion à l'UE.

Sur le plan financier, l'UE s'engage à accélérer le versement d'une aide de 3 milliards d'euros, déjà promise à la Turquie, pour la prise en charge des 2,7 millions de réfugiés qu'elle accueille déjà. Elle a ouvert la porte à une nouvelle enveloppe du même montant d'ici fin 2018. (...)

Alors qu'une crise humanitaire guette en Grèce, où 46.000 migrants sont bloqués dans des conditions épouvantables devant une «route des Balkans» désormais fermée, la pression était maximale sur les Européens pour trouver enfin une solution. Débordée par l'arrivée de 1,2 million de migrants en 2015, lesquels fuient pour la plupart les guerres en Syrie, en Irak et en Afghanistan, l'UE s'est divisée comme jamais ces derniers mois sur la réponse à apporter.

Jusqu'au dernier moment, certains Etats membres étaient très réticents pour conclure un accord. Ils ne voulaient faire trop de concessions à la Turquie, accusée de dérive autoritaire. Et craignaient aussi l'illégalité du renvoi de demandeurs d'asile.

«La Convention de Genève, intégrée aux traités européens, interdit par principe le refoulement des demandeurs d’asile», contrairement à ce que prévoit l’accord, explique Le Figaro. «Mais il existe une exception d’‘‘irrecevabilité’’, si le demandeur d’asile a transité par un pays ‘‘sûr’’, autrement dit un Etat qui lui garantit une protection internationale». Reste à savoir si la Turquie est un pays «sûr»

Le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a estimé que la manière dont l'accord sera mis en œuvre, serait «cruciale». «Les réfugiés ont besoin de protection et pas de rejet», a ajouté l'organisation dans un communiqué.
           
«Délocalisation» de la crise migratoire? 

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