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7 juillet 2015

Imprimer/Print Friendly and PDF Selon le médecin, il y a bien un lien entre la prise d'agomélatine par le copilote de l'A320 de Germanwings et le crash de l'avion.
L’enquête sur le crash de l’A320 de Germanwings a montré que le copilote aux commandes lors du drame était sous antidépresseurs. Bernard Debré, médecin et diplômé de médecine aéronautique et spatiale depuis 1981, avait expliqué au Point.fr que le traitement d'Andreas Lubitz pouvait avoir un lien avec son geste. Le président du Collège national des universitaires de psychiatrie, Pierre Thomas, avait alors réagi vivement, expliquant que « ce ne sont pas les antidépresseurs qui provoquent les suicides, mais la dépression », et assurant que ces médicaments ont une réelle efficacité.
Mais Bernard Debré persiste à établir un lien entre le traitement du copilote et le crash de l’avion. Le médicament pris par Andreas Lubitz était de l’agomélatine, un médicament décrit par le psychiatre Xavier Pommereau (cité par RTL) comme un antidépresseur « utilisé en deuxième intention lorsque les premiers antidépresseurs sont inefficaces ». Un traitement « très fort et de longue durée », « incompatible avec le pilotage », précise le psychiatre, qui estime que l’on « ne prescrit pas ce type de produits sans connaître le métier du patient. Dans le cas où il le savait, il faut avertir, sous le secret médical, le médecin du travail ».

Effets indésirables

« J’ai reçu des parents dont la fille de 19 ans s’est suicidée après avoir été seulement six jours sous agomélatine. Ils n’avaient jamais entendu parler de potentiels effets secondaires. S’ils en avaient été avertis, nul doute qu’ils auraient procédé autrement », raconte Bernard Debré. « Les parents avaient en effet trouvé si étrange le comportement soudainement désinhibé de leur fille, après deux jours de traitement seulement, qu’ils l’avaient emmenée aux urgences de Sainte-Anne au bout de trois jours. Aucun des deux médecins consultés sur place n’a fait le lien entre la molécule qu’elle prenait et son changement de comportement ! Mais le lendemain de sa sortie de l’hôpital, la jeune femme se défenestrait. »
Bernard Debré rappelle ainsi les effets indésirables de l’agomélatine décrits dans la revue de référence Prescrire en janvier 2013 : « Quarante effets indésirables suicidaires » sur les 315 cas dits psychiques et 163 dits neurologiques étudiés dans le rapport périodique actualisé de pharmacovigilance (PSUR) couvrant six mois jusqu’en février 2011.

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