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29 octobre 2015

Imprimer/Print Friendly and PDF Stupéfiants Le Captagon, psychotrope consommé et produit par les djihadistes du groupe Etat islamique, s’arrache en Arabie saoudite.
Deux tonnes de pilules de Captagon et des poussières de cocaïne, le tout dans 40 valises. Au Liban, les Stups ont fait mouche avec cette saisie record. Au Royaume wahhabite en revanche, l’arrestation lundi à Beyrouth du prince saoudien Abdel Mohsen ben Walid ben Abdelaziz pour trafic de drogue fait tache. L’émir a été pris la main dans ses (gros) sacs, en partance pour Riyad à bord d’un jet privé.
Les frasques du jeune souverain de 29 ans lui vaudront-elles la décapitation dans son pays? Probablement pas, Sa Majesté a des relations. Et au pays de toutes les interdictions, le Captagon est légion. Cinquante-cinq millions de ces comprimés supprimant la douleur et la fatigue tout en boostant les performances sexuelles sont saisis chaque année en Arabie saoudite, selon un rapport des Nations Unies.
Très prisée dans les pays du Golfe, cette drogue stimulante produite à partir d’une molécule amphétaminique nommée Fénéthylline est aussi très appréciée des djihadistes du groupe Etat islamique (Daech). Plus de coups de barre, plus de sentiments (des fois qu’ils en aient encore), plus faim, plus mal et même plus peur. Idéal pour commettre l’indicible tout en restant de bonne humeur. Daech, qui prohibe pourtant officiellement le recours aux paradis artificiels, en a fait l’une de ses spécialités.
Production «délocalisée» en Syrie
Créé dans les années 60, le Captagon était prescrit pour traiter notamment l’hyperactivité et la narcolepsie, avant d’être considéré comme substance fortement addictive et interdit dans plusieurs pays dès les années 80. Depuis, elle est devenue très populaire au Moyen-Orient où, selon l’OMS, les deux tiers des saisies mondiales ont été effectuées.
Jusqu’en 2011, le Pays du Cèdre était le principal producteur de ce psychostimulant. Aujourd’hui, le Liban n’est plus que la plaque tournante du trafic de Captagon. Sa fabrication a été «délocalisée» en Syrie, expliquait cet été un responsable de l’unité de contrôle des drogues libanais interrogé par l’agence Reuters.
Juteux trafic

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