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11 juin 2015

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Micheline Terrier, veuve âgée de 86 ans, est locataire d'une maison à Verdun depuis 1973. Jeudi, la Cour d'appel de Nancy se prononce sur la demande d'expulsion déposée par son fils, propriétaire des lieux.
Dans ce dossier, «faut mettre de côté la morale!», prévient Me Sylvain Beyna. Locataire d'une maison à Verdun depuis 1973, Micheline Terrier, une veuve de 86 ans, est menacée d'expulsion… par son propre fils. Le 1er août 2014, elle s'est vu signifier par huissier un commandement de quitter les lieux. Une procédure d'appel lui a permis de suspendre l'exécution provisoire, étape préalable à toute décision d'expulsion. Ce jeudi, la Cour d'appel de Nancy rendra sa décision sur le fond.
«Mon client a racheté cette maison il y a plus de vingt ans!, s'exclame Me Beyna, l'avocat du fils propriétaire. Il héberge sa mère pour un loyer modique, 365€. Mais voilà, il est à la retraite, il a totalement refait sa vie dans une autre région: il avait besoin de liquider cet appartement, et n'avait pas d'autre choix que de donner son congé à sa mère». Selon L'Est Républicain, la maison avait été rachetée en 2005, à la Congrégation des filles de Jésus de Massac, pour 42.000 €. Pour que leur mère puisse conserver ce logement, ses deux autres fils ont proposé de la racheter à leur tour, pour le double. Sauf que le propriétaire en demande 125.000, «vu qu'il a fait beaucoup de travaux, précise Me Beyna, et que la maison voisine, identique, s'est vendue pour 150.000 €! Il a d'ailleurs signé deux compromis successifs à ce prix là, sous condition suspensive que la locataire s'en aille…»

«La cour ne va statuer qu'en droit»

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