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23 mai 2015

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NDLR : Article mis en ligne le 22 avril 2013 qui pose question sur un rapport de l’inspection générale des finances qui offrait des pistes sur de possibles économies bien que toutes les propositions soient à étudier à la loupe...

C’est à François Fillon et Nicolas Sarkozy que l’IGF (inspection générale des finances de Bercy) a livré ce rapport secret juste avant le débarquement de François Hollande et Jean-Marc Ayrault. C’était en mai 2012. Explosif, ce rapport brise tous les tabous.
Non seulement il n’a jamais été publié, mais chaque exemplaire de ce rapport a été marqué en filigrane afin de pouvoir identifier les fuites.
Des fuites, il y en a eu malgré tout. ..
Le rapport secret de l’IGF fut commandé par Monsieur Fillon. Quand Monsieur Ayrault a débarqué à Matignon ce rapport était là, tout en-haut de la pile. Mais le gouvernement socialiste n’a pas publié ce rapport et ne le fera sans doute jamais. On doit ce rapport secret à Jean-Michel Charpin, économiste français, polytechnicien, ancien directeur de l’INSEE et actuellement inspecteur général des finances.
Agnès Verdier-Molinié photo Albin Michel
Agnès Verdier-Molinié – photo Albin Michel
Une partie de ce rapport est publié dans le livre « 60 milliards d’économies » d’Agnès Verdier-Molinié, directrice de la « fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques » aux éditions Albin Michel.

Que contient ce fameux rapport ?

Tout commence par ce constat : depuis 40 ans, quand l’État prélève 100 euros sur les ménages et les entreprises, 110 euros sont dépensés.
Résultat : la dette publique atteint 1833.8 milliards fin 2012 soit 90.2 % du PIB (produit intérieur brut). A partir de 100 % du PIB, la dette publique est jugée insoutenable par de nombreux économistes. Aujourd’hui, la France est toute proche de ce seuil fatidique, de ce « no man’s land » économique à haut risque.
La solution proposée par l’IGF : réduire drastiquement les dépenses publiques.
Comment ? Émanant des hauts fonctionnaires c’est surprenant. En effet, ils proposent de scier la branche sur laquelle ils sont assis.
Alors que le gouvernement a supprimé le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, l’IGF propose de ne plus embaucher aucun fonctionnaire au niveau de l’État et ne pas remplacer deux fonctionnaires sur trois qui partent à la retraite. Ça commence très fort et on comprend pourquoi ce rapport dérange autant. L’inspection propose aussi de ramener les primes des agents des services publics au niveau de 2008 et de ralentir la progression des fonctionnaires dans les échelons hiérarchiques.
Elle suggère de supprimer le supplément familial attribué automatiquement dès le premier enfant dans les trois fonctions publiques : l’État, le territoire, l’hôpital. Grosse économie de 1.3 milliards car le montant de ce versement est proportionnel au traitement de l’agent public et avantage donc les hautes rémunérations. L’IGF évoque une baisse de 10% des indemnités des parlementaires et propose de plafonner les rémunérations des personnels de l’État à 13 000 euros par mois ou 160 000 euros par an.
En 5 ans, les traitements des hauts fonctionnaires pour les catégories les plus élevés ont augmenté de 40% passant  de 110 00 à 160 000 euros ! Après avoir pris 50 000 euros, les hauts fonctionnaires sifflent la fin du match.
L’inspection prône une baisse de 10% des traitements des agents supérieurs à 125000 euros, là les hauts fonctionnaires sont impactés.(...)
(...)
Nous pouvons nous poser d’autres questions : pourquoi François Fillon avait-t-il demandé à l’IGF d’auditer nos finances publiques ?
Si Nicolas Sarkozy avait été réélu président, qu’aurait-il fait de ce rapport ?

>>>Lire la suite sur economiepolitique.org

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