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18 novembre 2014

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Allocution de l'écrivain Renaud Camus aux Assises de la remigration samedi 15 novembre 2014 à Paris. - Avec plus de 520 entrées, les Assises de la Remigration organisées par le Bloc Identitaire ce samedi 15 novembre à Paris ont été un incontestable succès. A l'affluence et la diversité du public, s'est aussi ajoutée la qualité et la diversité des interventions. Pendant près de cinq heures, neuf intervenants (essayistes, universitaires, acteurs politiques et associatifs) se sont succédé à la tribune en apportant chacun leur contribution au débat. Que cela soit à travers leurs constats, leurs expériences, leurs idées ou leurs propositions. Au-delà de la discussion, des mesures concrètes, s'inscrivant dans la continuité des "26 mesures pour une politique d'identité et de remigration" élaborées par le Bloc Identitaire, ont aussi été évoquées. Première ligne sur le terrain comme dans le combat des idées et représentations, les identitaires ont parfaitement rempli à travers ces nouvelles assises (après les Assises sur l'islamisation en 2010 et les Assises de la nationalité en 2012) leur rôle d'avant-garde. En travaillant dès aujourd'hui à la diffusion de nos concepts parmi nos compatriotes et à l'élaboration d'outils pour ceux qui seront amenés à gouverner demain, nous tenons notre place dans le grand mouvement de réveil du peuple français qui est en marche.

(...)Que le Grand Remplacement soit un fantasme, et même une théorie du complot, un mythe, en somme, une légende urbaine, un hoax, comme on dit de nos jours, voire un hoax d’extrême droite — mais, à ce compte-là, c’est la réalité elle-même qui est un hoax d’extrême-droite —, que le Grand Remplacement soit un fantasme, donc, c’est ce que j’ai eu le chagrin d’entendre ces jours-ci dans les bouches les plus autorisées d’un grand parti dont on aurait pu penser, pourtant, qu’il serait le moins tenté d’en remettre en cause la triste vérité.
Il semblerait que le Front national, pour ne pas le nommer, ou du moins sa direction actuelle, ne veuille pas entendre parler du Grand Remplacement — c’est dire s’il y a la moindre chance pour qu’il adopte officiellement le thème et l’objectif de la Remigration.
Je ne peux pas croire qu’il se prépare à rejoindre l’alliance qu’il a tant dénoncée des deux grands partis remplacistes, le parti remplaciste de gauche, socialiste, et le parti remplaciste de droite, gaullo-libéral, juppéo-sarkozyste, lemairo-fillonien.
Je ne peux pas croire qu’il se prépare à faire comme l’Église catholique, qui, ayant reçu en partage la promesse d’éternité, et ne se souciant pas de s’embarrasser dans ce cheminement d’entités aussi périssables et compromises que les nations, paraît prête à abandonner sans état d’âme sa fille aînée, la France, et semble considérer que des fidèles sont des fidèles, toujours bons à prendre et toujours bons à perdre, d’ailleurs, d’où qu’ils viennent et où qu’ils se trouvent — et si ce ne sont pas des Corréziens ce seront des Coréens, quelle importance aux yeux du Seigneur ? En effet…
Je ne peux pas croire, malgré les indices qui se multiplient, ces temps-ci — mais espérons qu’ils s’agit seulement d’une phase provisoire, à dépasser —, je ne peux pas croire que le Front national ne voie plus dans les Français un peuple mais seulement des électeurs, et prenne acte tranquillement, en somme, de ce Grand Remplacement qu’il ne veut pas nommer mais qu’il considèrerait néanmoins comme une chose acquise, irréversible, et sur laquelle il n’y aurait plus à revenir, y compris dans ses propres rangs.
Je ne peux pas le croire, non, je ne veux pas le croire, j’espère que c’est une mauvaise farce, mais envisageons-le tout de même puisqu’il le faut bien, et voyons ce qu’il en résulterait sur le plan politique et même historique : car les enjeux sont si graves, si fondamentaux, que c’est devant l’histoire que nous agissons, que nous écrivons, que nous parlons, que nous tweetons et tâchons d’influer, chacun à notre place, dans la mesure de nos moyens, sur le cours des choses, ou contre lui.
Et c’est d’autant plus devant l’histoire que nous nous interrogeons ici, qu’il ne s’agit de rien de moins que de savoir si nous allons continuer à lui appartenir, justement, à l’histoire. >>> Lire l'intégralité du discours de Renaud Camus

Voir le Livre - "Le Grand remplacement" de Renaud Camus


Sur le sujet : 
Assises remigration : discours de Damien Rieu - Riposte Laïque

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