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4 mai 2015

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(...)Ali Baddou n’est pas seulement le présentateur-journaliste et professeur de philosophie politique à Sciences-Po, au physique de jeune premier. Ne nous y trompons pas : ce membre de l’hyperclasse mondiale, ex-compagnon de la fille adultérine de François Mitterrand, Mazarine Pingeot est avant tout au cœur des réseaux de pouvoir marocains (famille Baddou et El-Fassi), français (mitterrandiens et socialistes) et médiatiques (Vivendi) ! Né en février 1974 dans le 14ème arrondissement de Paris, ses parents, des « marocains aisés » étaient « diplomate » pour son père Saâd Baddou, ambassadeur en Suède et en Hongrie et « dans la banque » par sa mère (« Il présente bien », Libération, 17/10/2008). En 1952, ses deux grands-pères, nationalistes marocains (source) se sont rencontrés en prison. Ils y ont passé trois ans, en compagnie de Mehdi Ben Barka, « avant d’être envoyés en exil par les autorités coloniales. » (marieclaire.fr). Après l’indépendance du Maroc, le grand-père maternel d’Ali, Haj Ahmed Bennani, a notamment été directeur du protocole royal de feu Mohammed V. Son grand-père paternel, Mekki Baddou, lui aussi figure militante du parti de l’Istiqlal, s’est longtemps occupé du ministère des Habous et a exercé au sein du secrétariat particulier de feu Hassan II (source : Maroc Hebdo n°824). La famille Baddou est l’une des « grandes familles bourgeoises » qui « prédominent » dans bien des villes marocaines et notamment à Meknès. De 5 à 9 ans, « il réside à Washington DC : “Un âge d’or”, se souvient-il. L’essentiel de sa vie, il l’a passé ensuite dans le Vème arrondissement de Paris, entre lycée Henri-IV et Sorbonne. Il habite aujourd’hui près du Panthéon ». (« Il présente bien », Libération, 17/10/2008). Entre 1992 et 1998, Ali Baddou a été le compagnon de la fille cachée de François Mitterrand, Mazarine Pingeot, tissant des liens intimes avec son père et son entourage. Un aspect peu connu de sa vie est sa relation avec le président de la République de l’époque, « François Mitterrand avait de longues discussions » avec Ali Baddou. « Le vieil homme acceptait volontiers la contestation de Mazarine et de son Sarrasin [Ali, le compagnon de Mazarine] concernant son rapport aux Juifs et à Israël. (…) A l’occasion d’un voyage officiel en Afrique du Sud, François Mitterrand s’est confié plus avant à Ali. Il lui a ouvert ses pensées intimes, l’entraînant dans ses réflexions sur la mort », « Mitterrand Plaidoyer pour un président », Le Point, no. 1533, 1/02/2002, extraits du livre de Pierre Péan « Dernières volontés, derniers combats, dernières souffrances »). Ali Baddou a d’ailleurs fait partie de la liste des intimes, établie par François Mitterrand, des personnes autorisées à venir se recueillir sur sa dépouille (« Les Amazones de la République » par Renaud Revel).
Il attend jusqu’à sa 22ème année pour demander la nationalité française. Il a désormais la double nationalité franco-marocaine car Ali Baddou « semble en fait tenir comme à la prunelle de ses yeux à cette dernière, et continue à ce jour, lui l’homme aux métiers multiples, à se définir avant tout comme enseignant, “la profession inscrite sur sa carte nationale marocaine”. » (maroc-hebdo.press.ma). Même né en France, Ali Baddou est clair : « je ne conçois pas ma vie sans qu’elle soit chevillée de manière très forte au Maroc. Le Maroc, pour moi, c’est la maison mère » (source : elle.fr).

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