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2 avril 2015

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REPLAY / BILLET - Le ministère de l'Éducation nationale a publié ses indicateurs de résultats des lycées français. Le journaliste n'y a vu que des gagnants. Surprenant pour un classement !




"Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ! Tout le monde il est excellent ! Tout le monde il est un grand lycée, à Paris, en province et en banlieue surtout !", s'exclame Éric Zemmour, qui appelle à ne pas croire tout ce que l'on raconte. "Paul-Éluard, à Saint-Denis, est bien meilleur qu'Henri IV ! Alfred-Nobel, à Clichy-sous-Bois, largement au-dessus de Louis-le-Grand ! Le Corbusier, à Aubervilliers, enfonce Condorcet !", s'amuse-t-il.

Ainsi les lycées des ZEP, "que tout le monde contourne avec soin, où le français est souvent une langue étrangère", seraient en vérité les meilleurs de France. "Peu importe que les profs y mettent rarement leurs enfants, que les ministres ou les journalistes n'appellent jamais les proviseurs pour y imposer leur progéniture : les classements de l'Éducation nationale, c'est désormais comme l'école des fans au temps de feu Jacques Martin, à la fin tout le monde gagne", lance le journaliste.
Oui, l'urgence n'est pas de regarder la réalité en face mais de la mettre sous le tapis !
Éric Zemmour
Pour Éric Zemmour, "la méthode est cousue de fil blanc : vous distribuez le bac à tout le monde, sauf à ceux qui ont tué leur père et leur mère, puis vous évaluez la progression des élèves par rapport aux résultats attendus". Il explique que "la propagande repose sur l'alliance des organismes publics et des médias, qu'on a déjà observée dans le passé pour les chiffres de l'inflation, du chômage ou de l'immigration". Une alliance "redoutable" qui repose sur le mot célèbre de Mark Twain : "Il y a les petits mensonges, les gros mensonges et les statistiques".

Comment expliquer l'offensive de la rue de Grenelle ? "Le ministère en avait assez de ces classements internationaux qui avaient révélé avec une rare cruauté le déclin du système éducatif français", dit le journaliste. "Il en avait aussi assez de voir que les seuls à rivaliser avec les Asiatiques étaient les très bons élèves français, de moins en moins nombreux, et que les inégalités se creusaient entre ceux-là et le reste de la population", poursuit-il.

Éric Zemmour déplore que l'urgence "n'est pas la lutte contre illettrisme, mais la lutte contre les préjugés. Ce n'est pas de transmettre un savoir, mais de transmettre des valeurs. Ce n'est pas de connaître l'histoire de France, mais d'en finir avec les discriminations racistes et sexistes". Il conclut : "Oui l'urgence n'est pas de regarder la réalité en face, mais de la mettre sous le tapis". RTL

 

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