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20 avril 2015

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  • Les autorités doivent faire face au retour en nombre de Français d'Irak et de Syrie.
  • Une commission d'enquête du Sénat préconise d'utiliser leur parole pour organiser la contre-propagande.
  • Mais les autorités voient d'un mauvais œil cette proposition qui mènerait à faire confiance à un ancien djihadiste.

Un ex-djihadiste qui a fait œuvre de repentance peut-il être écouté? Les sénateurs de la commission d’enquête sur les filières djihadistes proposent, dans un rapport rendu public début avril, de «s’appuyer sur la parole d’anciens djihadistes ou extrémistes repentis» pour dissuader ceux qui sont sur le point de partir.
Cette recommandation repose sur des expériences anglo-saxonnes d’anciens extrémistes qui se sont rangés au côté des autorités pour participer à des programmes de désendoctrinement. Par exemple, la fondation Quilliam, un think tank qui réfléchit à des stratégies contre-terroristes, a été créée par Maajid Nawaz, lui-même radical repenti. En France, les autorités françaises sont frileuses et estiment que cet appui peut s’avérer dangereux s’il n’est pas maîtrisé. Explications.

1.432 personnes impliquées

Depuis quelques mois, la hausse du nombre de Français de retour dans l’Hexagone s’est accélérée. Avec «une vague plus importante en décembre dernier», indique à 20 Minutes une source au ministère de l’Intérieur. A titre d’exemple, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) suivait 1.050 personnes impliquées dans les filières irako-syriennes en novembre 2014, contre 1.432 au 9 mars dernier, soit 25% de plus en à peine cinq mois. Si la première vague de retours en 2013 était davantage motivée par les rivalités entre islamistes en Syrie, les raisons de ce deuxième épisode sont davantage floues.

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